MURCIA RUPESTRE OU LA DIVERSITÉ DU PREMIER ART DE L'HUMANITÉ
LE CHEMIN D'EL CID PAR COUP DE PÉDALE
Publié le : juillet 18th, 2025

El'Espagne est le deuxième pays d'Europe en nombre d'inscriptions et le troisième dans le monde, après l'Italie et la Chine. Les itinéraires qui intègrent les Routes Culturelles d'Espagne (Chemins d'Art Rupestre Préhistorique, Route Vía de la Plata, Chemin du Cid, Routes de Charles Quint et Route Chemins de Passion) rassemblent 22 des 48 éléments du patrimoine espagnol actuellement inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

Ello confirme cette marque de tourisme culturel espagnole comme l'une des références les plus importantes de notre pays pour la connaissance du Patrimoine Culturel, dans tout le pays.

Découvrir les Routes Culturelles d'Espagne et leurs sites inscrits au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, c'est laisser libre cours à l'imagination dans un voyage dans le temps. En commençant par la Préhistoire, l'Espagne peut se targuer de quatre inscriptions où le premier art de l'humanité est le protagoniste. La Grotte d'Altamira a été incorporée en 1985 à cet inventaire sélect du génie humain de tous les temps, déclaration qui en 2008 a été étendue à 17 autres grottes décorées de la corniche cantabrique. L'art rupestre des abris et ravins du Levant espagnol, des Pyrénées aragonaises et catalanes jusqu'à la côte méditerranéenne andalouse (en passant par la Castille-La Manche, la Communauté Valencienne et Murcie) a été inclus dans la liste en 1998. En 2010, le site archéologique de Siega Verde (Salamanque) a été inscrit, et en 2019, le paysage culturel de Risco Caído (Grande Canarie), avec son art rupestre indigène préhispanique. Dans toutes ces zones, vous pouvez vous approcher pour découvrir l'art symbolique et transcendantal de la préhistoire espagnole.

De l'origine de l'homme à l'Empire romain à découvrir Augusta Émérite o Mérida, où s'installèrent les vétérans des légions de l'empereur Auguste, qui donna son nom à la population. Une ville où l'on respire l'histoire en parcourant le théâtre romain, où se déroule chaque été le Festival International de Théâtre Classique, ou encore l'aqueduc des Miracles ; le temple de Diane ; l'arc de Trajan ; le Forum… On pourrait dire que l'on se trouve dans une “ petite Rome ”, réduite, mais non moins intéressante que la Ville Éternelle.

Nous pouvons aussi voyager au Moyen Âge, au XIIe siècle, et tenter de toucher le ciel comme le font les flèches des Cathédrale de Burgos. S'y aventurer, c'est être accueilli par la lumière baignée de couleurs qui filtre à travers ses rosaces. Au gothique initial se sont joints, à l'intérieur, des éléments de la Renaissance et du Baroque, peuplant l'immensité de sa nef grâce aux travaux d'artistes tels que Diego de Siloé, Juan Ricci, le maître verrier Arnao de Flandes… Il faut admirer chaque colonne, chaque recoin et chercher la tombe où reposent les restes de Jimena et du Cid Campeador.

Nous avançons dans le temps, jusqu'au XVe siècle, pour nous mettre dans la peau d'un pèlerin qui, depuis l'ermitage du Humilladero, aperçoit pour la première fois le Real Monasterio de Santa María de Guadalupe. La Vierge de Guadalupe, épicentre d'une dévotion qui attire des milliers de pèlerins du monde entier, se trouve ici. À l'intérieur du monastère, le voyageur est accueilli par un creuset de styles : gothique, mudéjar, Renaissance, baroque et néoclassique. Une symbiose spectaculaire au cœur d'un environnement naturel unique.

Pour terminer le voyage, écouter le roulement du tambour de Baena La Semaine Sainte est un moment unique. Cette coutume débute la veille de la Saint-Joseph et se poursuit tout au long du Carême, avec les « Misereres » organisés chaque vendredi, jusqu’à la Semaine Sainte, du mercredi saint au dimanche de Pâques. Une tradition perpétuée par le membre de la confrérie surnommé « le Juif de Baena », qui se distingue par son costume composé d’une veste rouge brodée, d’un pantalon noir, d’un foulard noué autour du cou et, sur la tête, d’un casque en métal orné d’impressionnantes gravures au ciseau, surmonté d’un plumeau coloré. À l’arrière du casque pendent des crins de cheval, blancs ou noirs, qui permettent de distinguer ce personnage singulier, appelé « judío Coliblanco » (Juif blanc) ou « Colinegro » (Juif noir).

Le Juif porte le tambour de « chillones », dont le rythme est protégé et déclaré Patrimoine Immatériel de l'Humanité par l'UNESCO depuis 2018. Le rythme de tambour peut être un roulement, qui est le rythme de rue joué en parcourant les rues, ou le rythme de marche, qui est exécuté en procession lors d'une station de pénitence accompagnant un défilé.

Ces cinq sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO ne sont que cinq exemples parmi les 22 que l'on peut trouver en parcourant les itinéraires qui composent le réseau des Routes Culturelles d'Espagne : Sentiers d'art rupestre préhistorique, Route Vía de la Plata, La voie d'El Cid, Rue Carlos V et Chemins de Passion

Tout ce qui est connu, notre histoire, ce que nous sommes est recueilli dans Routes Culturelles d'Espagne.

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