CINQ VILLAGES AVEC (BEAUCOUP DE) CHARME
CARMONA : HUIT INDICES POUR L'AIMER
Publié le : août 5th, 2025

RAmales de la Victoria est un des portiques d'entrée aux Routes Culturelles d'Espagne. Dans ce charmant village cantabrique convergent deux de nos routes : les essences cavernicoles des Chemins d'Art Rupestre et Préhistorique et les arômes renaissance des Routes de l'Empereur Charles Quint.
Pourquoi choisir entre voyager dans une période historique ou une autre si l'on peut les découvrir tous les deux dans un lieu unique (et charmant) ?

1. Court guide des succursales

Ramales naît à un important carrefour où Les sentiers qui relient la mer Cantabrique au plateau coïncident avec ceux qui relient Bilbao à Santander. C'est pourquoi sa rue principale exerce à la fois une fonction de route. Des deux côtés de celle-ci, on peut découvrir les principaux signes identitaires du village : une architecture à mi-chemin entre la mer et la montagne, caractérisée par des belvédères en bois et en verre, et de nobles demeures en pierre. Aussi, ici et là, dispersés dans toute la commune, se trouvent un nombre inus.

2. Ce qu'il ne faut pas manquer à Ramales

Aucune de ces maisons ne parvient à faire de l'ombre au grand monument de la localité, le Palais de Revillagigedo, dont les origines remontent au XVIe siècle, reconstruit dans un style baroque et presque détruit pendant les guerres carlistes du XIXe siècle. Le bâtiment ne traverse pas ses meilleurs moments mais il est encore possible de s'émerveiller de la pierre noble de ses donjons et de ses grands blasons. L'autre attraction patrimoniale de Ramales se cache À l'intérieur de l'église San Pedro : un retable churrigueresque du XVIIIe siècle (très) chargé et (très) ostentatoire, qui mérite amplement la visite.

Par ici est passé l'Empereur Charles V

Ramales en sait quelque chose (en fait, beaucoup) sur les événements historiques. Le nom ‘ de la Victoria ’ lui vient du fait qu'une importante bataille y a été livrée pendant les guerres carlistes, au XIXe siècle, dans laquelle les troupes libérales d'Espartero ont vaincu. Quatre siècles avant cela, C'est par ce même Chemin Royal que l'empereur Charles Quint passa après avoir débarqué à Laredo. Cette donnée est importante car Charles Quint a gouverné l'Espagne depuis la Flandre, il n'a donc pas foulé de nombreux villages hispaniques (et ceux qu'il a visités sont listés dans les Routes de l'Empereur Charles Quint. Le monarque n'était pas au mieux de sa forme car il se dirigeait vers l'Estr, Ramales a accueilli l'une des plus importantes communautés artistiques du Vieux Continent : cela s'est produit à la préhistoire mais nous en parlerons dans le paragraphe suivant…

4. Les cerfs rouges de la Préhistoire

Voyageons environ 20 000 ans en arrière, à une époque où les hommes primitifs ont laissé leur art dans la grotte de Covalanas, à l'abri de l'un des massifs qui protègent le village, le mont Pando. Nous nous trouvons devant ce qui fut la deuxième grotte d'art paléolithique découverte en Espagne après Altamira et l'une des plus fascinantes, non seulement pour ce qu'elle cache mais aussi pour la façon dont la visite se déroule. Dans l'obscurité, uniquement aidés par la lumière de quelques lampes de poche et contemplant les œuvres rupestres – chevaux en relief, leurs célèbres biches rouges…- à quelques centimètres, la visite à Covalanas est une expérience unique, révélatrice et extrêmement instructive. Au fait, la grotte de Covalanas est l'une des étapes obligatoires de la route. Chemins d'Art Rupestre Préhistorique. 

5. Cullalvera, la grotte spectacle

Il en va de même (mais de manière très différente) pour la grotte de Cullavera, située à à peine un demi-kilomètre de Ramales et dissimulée par une forêt au pied du mont Pando. Sa visite ne présente aucune difficulté, car elle est parfaitement aménagée pour accueillir les visiteurs. De Cullalvera surprennent (beaucoup) ses dimensions et le peu de chemin à parcourir pour que la grotte impressionne : la cavité possède une entrée de 40 mètres de haut et 30 de large. À l'intérieur, les dimensions ne se domestiquent pas et la grotte se transforme en un immense tunnel façonné par la nature avec l'aide de l'action de l'eau et le passage du temps. Sa taille et son secret ne sont pas passés inaperçus pendant la guerre civile, quand la grotte fut utilisée comme refuge pour les camions et les miliciens, à l'abri des attaques et des bombardements. Son grand hall d'entrée se rétrécit à mesure que l'on s'enfonce en son sein, de sorte qu'il n'est pas possible de connaître de visu les peintures rupestres que nos ancêtres ont réalisées (cachées plutôt) à l'intérieur.

6. Les cascades qu'un empereur a vues

Nous nous souvenons de nouveau de Charles Quint, oui, l'empereur de cet empire qui, si immense qu'il était, le soleil ne se couchait jamais. Car Charles Quint arriva à Ramales par le nord et partit par le sud, en direction du haut de la Hoz et du col de la Sía, les deux grandes murailles qui séparent la Cantabrie de Burgos. Nous vous rappelons que nous vous suivrons sur les traces de la naissance de deux rivières qui naissent très proches (le Gándara et l'Asón), séparent leurs chemins et se retrouvent à Ramales. Pour voir le premier, il suffit de s'approcher du mirador de la Reina, situé après la traversée de La Gándara, au bon moment de l'année : l'hiver et le printemps, par exemple.
Pour arriver au second, il faut passer le Col d'Asón et quelques kilomètres de descente sur la route suffiront pour apercevoir, au loin, la paroi karstique d'où tombe la cascade de la source. Il s'agit d'une magnifique cascade d'eau de plus de cinquante mètres de haut qui, par temps ensoleillé, ressemble à une fabrique de superbes arcs-en-ciel. Contrairement à la source du Gandara, celle de l'Asón peut être admirée de très près, juste à l'endroit où les eaux de la cascade s'écoulent.

Saviez-vous qu'près de Ramales de la Victoria se trouve l'une des rares arènes carrées du monde ? C'est à Rasines, un autre des villages de la Routes de l'Empereur Charles Quint. Si quieres conocer más detalles sobre ella, viaja ici.

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